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	<title>Archives of %Compensation%%%%%%%%%%%%Gaspard Freediving</title>
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	<description>Éducation à l&#039;apnée : Du débutant à l&#039;expert</description>
	<lastBuildDate>Wed, 25 May 2022 16:08:57 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Archives of %Compensation%%%%%%%%%%%%Gaspard Freediving</title>
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		<title>Mouthfill : Faites la paix avec votre glotte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 07:35:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet exercice vise à ameliorer le confort et l’efficacité de la compensation en mouthfill. C’est un exercice à faire lors d’une session poumons neutre / vide et au pince-nez de préférence. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la logique et la theorie derriere l’exercice, je vous recommande cet article :Mouthfill : Ouverte / [&#8230;]</p>
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<p>Cet exercice vise à ameliorer le confort et l’efficacité de la compensation en mouthfill. C’est un exercice à faire lors d’une session poumons neutre / vide et au pince-nez de préférence. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur la logique et la theorie derriere l’exercice, je vous recommande cet article :<br><a href="https://gaspardfreediving.com/mouthfill-ouverte-fermee-quelle-est-la-position-naturelle-de-la-glotte/">Mouthfill : Ouverte / fermée ? Quelle est la position naturelle de la glotte ?</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Principe general :</h2>



<p>Le but de l’exercice est de minimiser (voir faire disparaitre) les tensions inutiles au niveau de la glotte, de la cavité orale et du visage. Le principe ici n’est non pas de performer mais d’OBSERVER. D’observer quoi ? D’observer la quantité minimale d’energie nécéssaire pour tenir votre mouthfill. Vous allez donc effectuer plusieurs plongées poumons neutres (éventuelement vide pour les plus avancés) pendant lesquelles vous allez observer et tester votre glotte. Pour ce faire, essayez de prendre en compte les principes suivant :</p>



<ol class="wp-block-list"><li>Garder la ligne à une profondeur “ultra facile” : Le but est ici d’avoir 100% de votre attention dedié à l’observation de ce qui se passe dans votre bouche / glotte sans se soucier d’une quelquonque performance. Si par exemple vous avec l’habitude de plonger à 30m en FRC, je vous recommande de mettre la ligne à 20/22m maximum.</li></ol>



<p></p>



<ol class="wp-block-list" start="2"><li>“Laissez le fuire” : comme il n’est pas question ici de performance mais d’observation, n’hésitez pas à relacher l’ensemble de votre cavité buccale plus que ce qui vous semble normalement nécéssaire. Vous verrez bien ce qui se passe… Le but de l’exercice est justement de redefinir le niveau de tension que l’on juge necessaire garder le mouthfill.</li></ol>



<p></p>



<ol class="wp-block-list" start="3"><li>Ce qui compte le plus est le temps “entre” les compensation. Plus vous allez profond moins vous allez compenser frequement. N’hésitez ainsi pas à effectuer une plongée lente qui vous permettra d’augmenter artificilement ce temps et accentuer votre attention sur ce point. Concentrez vous alors sur le relachement de votre langue, de votre machoire, de vos joues… Si lorsque l’on compense il est normal de generer un peu de tension pour compresser l’air, entre deux compensation vous devez faire integralement disparaitre toute forme d’action.</li></ol>



<p></p>



<ol class="wp-block-list" start="4"><li>Oubliez la “pression constante”. Si vous etes un adepte de la “pression constante”, mettez de coté vos habitudes et adoptez (au moins pour cet exercice) une pression sequentielle afin de minimiser les tensions superflues (voire point 3)</li></ol>



<p></p>



<ol class="wp-block-list" start="5"><li>Prenez un mouthfill confortable d’environ ⅔ de votre capacité maximum : en maximisant le confort, vous augmenterez votre niveau d’attention là ou il importe et serez mieux à meme de tirer les bénéfices de cet exercice.</li></ol>



<p></p>



<p>Vous avez maintenant redéfini le niveau de passivité, de relachement que nécessite votre mouthfill. Les répétitions à faible profondeur restent probablement nécéssaire pour appliquer cela en « pilote automatique », mais j&rsquo;espère que cela améliorera la qualité de vos expérience de plongée et, par conséquent vos résultats.</p>
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		<title>Mouthfill : Ouverte / Fermée ? Quelle est la position naturelle de la glotte ?</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/mouthfill-ouverte-fermee-quelle-est-la-position-naturelle-de-la-glotte/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 17:47:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction J&#8217;ai toujours pensé que la position neutre/naturelle de la glotte était « ouverte ». Comme beaucoup d&#8217;apnéistes, lorsque j&#8217;ai rencontré des problèmes de fuites au niveau du mouthfill, j&#8217;ai supposé que l&#8217;une des causes était que ma glotte n&#8217;était pas assez « forte » et que je devais specifiquement l&#8217;entrainer. Cependant, il y a deux ans, j&#8217;ai découvert [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2>



<p>J&rsquo;ai toujours pensé que la position neutre/naturelle de la glotte était « ouverte ». Comme beaucoup d&rsquo;apnéistes, lorsque j&rsquo;ai rencontré des problèmes de fuites au niveau du mouthfill, j&rsquo;ai supposé que l&rsquo;une des causes était que ma glotte n&rsquo;était pas assez « forte » et que je devais specifiquement l&rsquo;entrainer.</p>



<p>Cependant, il y a deux ans, j&rsquo;ai découvert quelque chose d&rsquo;étrange et de contre-intuitif à propos de ma glotte. Il semblait que lors d&rsquo;une apnée poumon vide au sec, ma glotte restait fermée d&rsquo;elle-même (sans que je la « maintienne » fermée).</p>



<p>Après plusieurs tests sur moi-même, je me suis rendu compte que la glotte restait également fermée sur des expirations à poumons pleins. A l&rsquo;inverse, en poumons neutres (FRC), la position naturelle de ma glotte était « ouverte ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Petite experience</h2>



<p>Avant d&rsquo;aller plus loin, laissez-moi vous détailler précisément comment vous pouvez tester ce phenomene sur vous-même.</p>



<ul class="wp-block-list"><li>Tout d&rsquo;abord, vous devez avoir une excellente conscience de votre glotte. Pour la développer, vous pouvez « tousser » très doucement à plusieurs reprises. Jouer avec la « porte » vous aidera à mieux la comprendre.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Ensuite, effectuez une expiration forcée (videz plus que poumons neutres donc). Fermez votre glotte, relâchez vos muscles abdominaux, relâchez votre langue et éliminez TOUTES les tensions. N&rsquo;ESSAYEZ PAS DE RETENIR VOTRE RESPIRATION ; voyez simplement ce qui se passe avec votre glotte lorsque vous ne faites « rien » et lorsque vous êtes entièrement passif.</li></ul>



<ul class="wp-block-list"><li>Vous pouvez faire la même chose en poumons neutres (FRC) et en poumons pleins.</li></ul>



<p>Pour être un peu plus précis sur les tests à poumons pleins et poumons vides : J&rsquo;ai l&rsquo;impression que si je ne fais absolument rien, la glotte reste fermée, et « tenir » sa respiration ne nécessite aucune énergie. Cependant, si je produis un tout petit peu d&rsquo;énergie pour rouvrir la glotte, l&rsquo;air commence à entrer/sortir, et la glotte reste ouverte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;en pense les experts</h2>



<p>Pour m&rsquo;assurer que ma « sensation » de glotte qui reste fermée lorsque sur mes apnées poumons vides ou pleins n&rsquo;était pas simplement due à ma folie ou un corp anormal, j&rsquo;ai demandé à trois apnéistes de repliquer le test :</p>



<p><a href="https://www.instagram.com/trainfreediving/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nathan Vinski</a> : Nathan est un bon ami, nous avons énormément échangé sur l&rsquo;apnée, et c&rsquo;est la personne que je connais qui a le plus de connaissances sur ce sport. Lorsque je lui ai demandé de faire  l&rsquo;expérience sur lui-même, il n&rsquo;a pas confirmé mon hypothèse sur le moment. Cependant, quelques jours plus tard (il a continué de repliquer de manière indépendante), il était d&rsquo;accord avec mes observations.</p>



<p><a href="https://www.instagram.com/clairewalshlife/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claire Walsh</a> : Claire détient plusieurs records nationaux irlandais en profondeur. Je lui ai demandé d&rsquo;être cobaye de l&rsquo;expérience parce qu&rsquo;elle est aussi une chanteuse professionnelle. Il est certain qu&rsquo;elle aurait une meilleure conscience de sa glotte que moi ! J&rsquo;ai eu un peu de mal à expliquer précisément l' »expérience » (c&rsquo;était en vidéoconférence pendant la première vague du covid), mais une fois sur la même longueur d&rsquo;onde, elle a également resenti que sa glotte restait fermée en poumons vides et en poumons pleins. Je lui ai demandé un pourcentage de confiance, et elle était confiante à 100%.</p>



<p><a href="https://www.facebook.com/MaxGardienfreediving" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Max Gardien</a> : J&rsquo;ai fait un workshop de compensation avec Max, et ce gars est une machine en termes de compensation « pure » (exercices à sec) et, bien sûr également dans l&rsquo;eau. Tout comme Claire, je savais qu&rsquo;il serait d&rsquo;une grande aide pour la conscience qu&rsquo;il peut avoir de sa glotte. Après quelques essais et observations sur lui-même, il est arrivé au même degré de confiance que Claire : Sa glotte restait fermée d&rsquo;elle-même en poumons pleins et vides, et il en était sûr à 100%.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Interprétation :</h2>



<p>Mon interprétation de ces observations est que le facteur principal est la différence de pression entre les poumons et l&rsquo;environement ambient (pas nécessairement le volume absolu des poumons).</p>



<p>Je base cette interprétation sur une autre expérience que vous pouvez facilement reproduire :</p>



<p>Faites une expiration forcée au delà des poumons neutres. Pendant que vous fermez votre glotte, gardez vos muscles abdominaux engagés (et stables) et essayez de relâcher les tensions de votre glotte : cette fois, la glotte se rouvre d&rsquo;elle-même.</p>



<p>Le fait que les muscles abdominaux soit engagés maintient l&rsquo;équilibre entre les poumons et la pression ambiante. Dans ces conditions, la « position naturelle de la glotte » est « ouverte ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Application :</h2>



<p>Si nous examinons une plongée « normale » en utilisant le mouthfill, après la dernière recharge, nous pouvons diviser la plongée en deux parties :</p>



<p>1 : La partie où notre diaphragme garde aisement sa mobilité et où la pression pulmonaire correspond à la pression ambiante :<br>Nous devons intentionnellement garder notre glotte fermée pendant cette partie car sa position naturelle serait « ouverte ». MAIS nous devons seulement la garder fermée avec peu de force car la différence de pression entre la bouche et les poumons n&rsquo;est pas si grande (si nous ne surpressurisons pas la cavité orale).</p>



<p>2 : La partie de la plongée a partir de laquelle le diaphragm se deplace avec plus de difficulté et la pression pulmonaire commence à être « en retard » par rapport à la pression ambiante :<br>Pendant cette partie de la plongée (qui constitue la dernière phase de la descente), la position naturelle de la glotte devient « Fermée. » Malgré une différence de pression accrue entre la bouche et les poumons, nous n&rsquo;avons donc pas besoin de générer de tensions sur la glotte pour maintenir l&rsquo;air dans notre bouche (sauf si nous avons besoin de beaucoup de pression pour ouvrir les trompes d&rsquo;Eustache, sujet sur lequel nous reviendrons dans un article ultérieur).</p>



<p>Je vous suggère de vous concentrer sur le deuxième point : rappelez-vous que plus vous allez profond, moins vous avez besoin de compenser frequement. Cela signifie que vous pouvez être complètement PASSIF entre deux compensations. Essayer de garder le mouthfill avec force ne fera que générer des tensions inutiles et augmenter la fuite. Vous pouvez ainsi laisser votre glotte en paix et la laisser faire le travail pour vous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h2>



<p>Si vous voulez RESENTIR l&rsquo;application de cet article dans vos plongées, il existe un exercice simple que vous pouvez faire. Je l&rsquo;utilise sur mes élèves depuis deux ans, et il y a de fortes chances qu&rsquo;il améliore radicalement le confort et l&rsquo;efficacité de votre mouthfill.</p>



<p>Consultez cet article pour le découvrir :<br><a href="https://gaspardfreediving.com/mouthfill-faites-la-paix-avec-votre-glotte/">Mouthfill : Faites la paix avec votre glotte.</a></p>
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		<title>Volume residuel : quelques clarifications</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/volume-residuel-quelques-clarifications/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 09:25:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir suivi mon second cours d’apnée et avoir appris les volumes pulmonaires, ma compréhension du volume résiduel en apnée était la suivante : “Le volume résiduel est la taille minimale des poumons. A partir de la profondeur du volume résiduel, l’air dans les poumons cesse de réduire en volume et le c’est le bloodshift [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après avoir suivi mon second cours d’apnée et avoir appris les volumes pulmonaires, ma compréhension du volume résiduel en apnée était la suivante :</p>



<p>“Le volume résiduel est la taille minimale des poumons. A partir de la profondeur du volume résiduel, l’air dans les poumons cesse de réduire en volume et le c’est le bloodshift qui vient protéger l’organe de la respiration.”</p>



<p>Cette description comporte des erreurs issues de raccourcis pris pour argent comptant. Si ces erreurs ne vous semblent pas évidentes, je vous suggère de lire l’article qui suit.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un concept “médical” avant tout</strong></h2>



<p>Tout d’abord, il convient de préciser que les notions de volumes pulmonaires (CRF, VR, CPT…) sont antérieures à l’apnée qui les a bien sûr empruntés à la médecine. Ils représentent donc des termes médicaux correspondant à des conditions de pression, de ventilation et de relachement “normales”.</p>



<p>Dans ce cadre, la définition médicale du volume residuel est : “la quantité d’air restant dans les poumons apres une expiration forcée”</p>



<p>Les muscles qui permettent une expiration forcée sont les muscles abdominaux qui lors de leur contraction poussent le diaphragme et compriment les poumons (produisant l’expiration).</p>



<p>Ainsi la limite d’une expiration forcée est notament donnée par la limite d’une contraction abdominale. Néanmoins, cela ne veut pas dire que le diaphragme ne peut pas etre poussé plus haut et continuer à comprimer les poumons. Cela veut juste dire qu’il ne peut pas etre poussé plus haut par l’action des muscles abdominaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le volume résiduel en apnée</strong></h2>



<p>En apnée, nous voulons éviter toutes tensions et toutes contraction inutiles. Cela tombe bien, la pression externe de l’eau augmente constamment au cours de la descente et vient donc pousser le diaphragme a la place de nos muscles abdominaux qui peuvent (et doivent) rester relâchés. Ainsi sous l’effet de la pression hydrostatique le diaphragme peut être poussé au-delà de sa position qui correspond au volume résiduel d’un point de vue médical.</p>



<p>Ainsi, le concept purement « médicale » du volume résiduel n’a pas vraiment de sens lors d’une immersion en profondeur et la seule situation dans laquelle ce concept peut être réellement utile est dans le cadre de ceux qui choisissent de charger / recharger leurs mouthfill par contraction abdominale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« volume résiduel d&rsquo;apnée »</strong></h2>



<p>Pourtant, nous sommes beaucoup à avoir fait l&rsquo;expérience du volume résiduel en terme de compensation en frenzel : A titre personnel, je me souviens que lors de mes début, à 27m de profondeur je n&rsquo;avais plus d’air dans la bouche pour compenser et je devais alors faire demi tour : par rapport à mes cours d’apnée, cela correspondait bien a mon volume résiduel « médical » (ou théorique). Mais pour certaines personnes, ce phénomène se produit dès 10/20 m alors que pour d’autres peuvent continuer à frenzel normalement au-delà de 40m.</p>



<p>Ce qui explique cette différence (toutes choses égales par ailleurs), ce sont les tensions abdominales qui “retiennent” le diaphragme. Pour vous en rendre compte, vous pouvez effectuer à sec la manoeuvre suivante :</p>



<p>Contractez les abdominaux (comme si vous vous attendiez à ce qu’on vous mette un coup de poing dans le ventre) et effectuez une série de compensation en frenzel tout en laissant s&rsquo;échapper un peu d’air par une narine à chaque compensation. Vous constaterez assez rapidement qu’il n’y a plus d’air disponible pour compenser. Relâchez les tensions abdominales et reprenez les compensations (toujours en laissant de l’air s&rsquo;échapper) : finalement il y avait bien de l’air de disponible.</p>



<p>Bien sûr, dans l’eau les tensions abdominales sont rarement aussi grandes mais elles restent à même de grandement affecter la mobilité passive de votre diaphragme et donc d’affecter ce que nous pouvons appeler notre « volume résiduel d&rsquo;apnée ». Notre « volume residuel d&rsquo;apnée peut se situé bien plus profond ou bien plus proche de la surface que notre « volume residuel medical » et depend principalement de notre adaptation à la profondeur et de la qualité de notre entrainement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et une fois que le diaphragme ne peut plus remonter alors ?</strong></h2>



<p>Par le biais de techniques de compensation avancées, il reste possible de plonger au-delà « volume residuel d&rsquo;apnée » (point de remonté maximal du diaphragme). Néanmoins, l’air de nos poumons ne s&rsquo;arrête pas de rétrécir pour autant. C’est cependant la manière dont l’air est compressé qui va changer. C’est là que le bloodshift entre en action (meme si cela va commencer avant). En gonflant les capillaires de sang, l’air des poumons va continuer à être compressé et ainsi diminuer de volume. Cela va avoir pour effet de maintenir l&rsquo;équilibre de pression entre l’eau environnante et l’air des poumons protégeant ainsi notre cage thoracique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>En résumé</strong></h2>



<p>Le volume résiduel tel qu’il est défini médicalement ne correspond en rien au volume d’air minimum de nos poumons en apnée. Chez un apnéiste entraîné, la mobilité passive du diaphragme va permettre de continuer à compresser l’air sous l’effet de l’augmentation de la pression externe. Même passé le point de mobilité maximale du diaphragme, le volume d’air des poumons va continuer à se réduire sous l’effet du bloodshift.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelle utilité ?</strong></h2>



<p>Une meilleure compréhension théorique de l&rsquo;apnée peut toujours nous aider dans notre entrainement. Dans mon cas, une meilleure compréhension de ce concept m&rsquo;a donné la confiance nécessaire pour adopter une stratégie de compensation non traditionnelle lors de laquelle je recharge mon mouthfill au delà de mon « volume résiduel médical » mais toujours moins profond que mon « volume résiduel d&rsquo;apnée ». Cependant, avant de commencer à jouer avec ce type de stratégie, assurez-vous d&rsquo;inclure des séances d&rsquo;adaptation à la pression dans votre entraînement et de ne faire que ce qui vous semble approprié et confortable pour etre certain de ne pas mettre votre integrité physique en danger.</p>
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		<title>Frenzel : Pourquoi est-il plus facile de compenser la tete en haut ?</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/frenzel-tete-en-haut/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Aug 2021 17:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction Comme nous l’avons vu dans un article publié l&#8217;année dernière, contrairement à certaines croyances populaires, tant que nous sommes détendus, l’air voyage naturellement des poumons à la bouche et ce, indépendamment du fait d&#8217;être tête en haut ou tête en bas. La raison principale étant que les poumons sont beaucoup plus flexibles que la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2>



<p>Comme nous l’avons vu dans un <a href="https://gaspardfreediving.com/frenzel-compensation-apnee-transfert-air/">article</a> publié l&rsquo;année dernière, contrairement à certaines croyances populaires, tant que nous sommes détendus, l’air voyage naturellement des poumons à la bouche et ce, indépendamment du fait d&rsquo;être tête en haut ou tête en bas. La raison principale étant que les poumons sont beaucoup plus flexibles que la tête et la cavité orale. La pression externe est donc restituée en premier dans les poumons et l’air voyage dans le sens “haute pression vers basse pression”. Pour plus de détails, je vous invite à lire ou relire cet <a href="https://gaspardfreediving.com/frenzel-compensation-apnee-transfert-air/">article</a>.</p>



<p>Le problème de cette démonstration c’est qu’elle ne permet pas d’expliquer un phénomène que la plupart des apnéistes ont pu observer : il est plus facile de compenser lorsque nous somme la tête en haut.</p>



<p>Dans cet article, je vais vous présenter les deux explications qui me semblent les plus pertinentes pour expliquer ce phénomène pour la compensation en Frenzel. Vous êtes déjà peut-etre familier avec la première de ces explications. La 2e est le fruit de mon travail sur le sujet et je ne l’ai jusqu’à maintenant jamais entendu formulée par qui que ce soit d’autre. Sachez tout de même qu’un médecin hyperbar (Dr Heikal pour les intimes) m’en a confirmé la pertinence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Petit rappel</h2>



<p>Avant d’aller plus loin, penchons nous sur la mécanique d’une compensation. Une compensation (hors BTV) consiste à générer de la pression à l’entrée des trompes d’eustaches pour les ouvrir. Une fois ouvertes, l&rsquo;air vient naturellement se loger dans l’oreille moyenne. La quantité de pression que vous devez générer vous la connaissez peut-etre si vous avez déjà utilisé un outil du type <a href="https://www.ubaproject.com/products/eqtool-plus-1/">EQ tool</a> (pas un otovent). A titre indicatif, on peut considérer une “moyenne” de cette valeur a environ 30 millibar (cette valeur n’a rien de définitif et il existe plusieurs moyens de la faire diminuer, a commencer par <a href="https://gaspardfreediving.com/hydratation-et-compensation/">une bonne hydratation</a>). Néanmoins, il est important de comprendre que cette valeur n’est pas absolue, il s’agit de 30 millibar EN PLUS de la pression ambiante. C’est à dire que si je me retrouve dans un caisson hyperbar a 2 bars, 3 bars ou 10 bars de pression ambiante, je devrais toujours générer 30 millibar de pression supplémentaire pour ouvrir mes trompes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Explication 1 : plus de pression sanguine tête en bas</h2>



<p>Notre sang est sujet à la gravité et lorsque nous somme tete en bas la pression sanguine vers notre tête augmente. Les trompes d’eustaches étant suffisamment souples, elles accumulent plus de sang. Cela a pour effet de les “alourdir” et nous avons besoin de plus de pression pour les ouvrir. Pour mieux comprendre le phenomene, vous pouvez vous représenter les trompes d’eustaches comme des portes battantes qu’il faut pousser pour ouvrir. Plus une porte est lourde, plus vous aurez besoin de générer de force, de pression pour l’ouvrir. Cette pression supplémentaire à générer rend donc la compensation tête en bas plus difficile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Explication 2 : une pression ambiante supérieure lorsque nous somme tete en haut.</h2>



<p>Imaginons un plongeur tête en bas dont la tête se trouve à exactement 10 m de profondeur et la zone abdominale à 9,5m. Comme nous l’avons expliqué en introduction, la tête ne se déforme pas sous la pression et ne peut donc pas restituer la pression externe. Ainsi la pression “naturelle” dans la dans cavité orale sera de 1,95 bar. Si maintenant notre plongeur passe tête en haut tout en gardant sa tête à 10m de profondeur, sa zone abdominale se trouve maintenant à 10,5 m de profondeur et la pression “naturelle” dans la cavité orale passe à 2,05 bar. Cela nous donne donc une différence de pression ambiante théorique de 0,1 bar. “Théorique” car deux mécanismes difficilement quantifiables que je ne détaillerais pas ici viennent largement atténuer cette valeur. Nous sommes néanmoins dans un ordre de grandeur comparable aux 0.03 bar (30 millibars souvenez vous) dont nous avons a priori besoin pour compenser. Ainsi pour reprendre reprendre l’analogie de la porte battante, c’est comme si vous aviez un puissant vent qui poussait en permanence contre cette porte et vous avez ainsi besoin de générer moins de force pour l’ouvrir.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Petite mise en perspective</h2>



<p>Pour ceux qui ont du mal a se representer toutes ces valeurs et qui ne se rendent peut-être pas compte à quel point un écart de 50 cm (estimation d&rsquo;écart entre le sternum et la tête) d’eau peut avoir un si gros impact “ressenti” (c’est VRAIMENT plus facile de compenser tête en haut), il peut être intéressant de se demander combien de mètres représente cet écart de pression à l’air libre, à la surface… 500 mètres ! c’est à dire qu’en terme de pression, une colonne d’eau de 50cm est similaire à une colonne d’air de 500m. En terme de pression toujours, 1m70 d’eau (taille d’un humain) représente environ 1700m d’air. Oui c’est beaucoup et cela nous montre à quel point il est nécessaire de s&rsquo;intéresser à la manière dont la pression externe s’exerce et se retransmet sur les différentes parties du corps si l’on souhaite comprendre la compensation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quelles applications?</h2>



<p>Pour ceux qui se demandent à quoi toutes ces “prises de têtes » peuvent servir je répondrais d’abord que cela nourrit la curiosité de ceux qui “aiment comprendre” et c’est déjà pas mal !&nbsp;</p>



<p>Mais ensuite on peut y trouver une application pédagogique :&nbsp;</p>



<p>A titre personnel, depuis quelques mois, une fois qu’un élève débutant est confortable avec la compensation tête en haut, plutôt que de faire un “essai” tête en bas ou de rajouter de la profondeur pour le faire aller plus profond tête en haut, je garde la ligne a la même profondeur en lui donnant l’instruction de générer plus pression dans sa compensation, d&rsquo;être un peu plus “agressif”. Cela permet de simuler dans le confort les prochaines plongées que l&rsquo;élève aura à effectuer et cela constitue une étape intermédiaire augmentant à mon sens les chances de succès.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin </h3>



<p>Vous aimez bien ce type d&rsquo;article un peu technique sur la compensation ? Allez jetez un oeil à celui ci : </p>



<p><a href="https://gaspardfreediving.com/frenzel-compensation-apnee-transfert-air/">Frenzel : faut-il transferer de l&rsquo;air dans sa bouche pour plonger à 30m</a></p>
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		<title>Jusqu’à quelle profondeur faut-il compenser son masque?</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/jusqua-quelle-profondeur-egaliser-freediving-masque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Apr 2021 23:11:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La compensation du masque peut s´avérer être un élément déterminant lorsqu´il s´agit d´atteindre de nouvelles profondeurs :Une compensation systématique du masque vous fera perdre une quantité importante d´air qui ne sera donc plus disponible pour vos oreilles.Tandis que refuser de compenser le masque entrainera irrémédiablement un plaquage du masque et les yeux de zombie qui [&#8230;]</p>
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<p>La compensation du masque peut s´avérer être un élément déterminant lorsqu´il s´agit d´atteindre de nouvelles profondeurs :<br>Une compensation systématique du masque vous fera perdre une quantité importante d´air qui ne sera donc plus disponible pour vos oreilles.<br>Tandis que refuser de compenser le masque entrainera irrémédiablement un plaquage du masque et les yeux de zombie qui vont avec.</p>



<p>L´enjeu est donc de déterminer à quelle profondeur s´effectuera la dernière compensation du masque pour s´assurer d&rsquo;avoir le maximum d´air de disponible pour ses oreilles tout en excluant le risque de blessure à la profondeur visée.</p>



<p>Nous pouvons pour cela effectuer un calcul assez simple…<br>Vous devrez tout d´abord effectuer une plongée pour laquelle vous allez garder votre nez pincé dès la surface et ne jamais relâcher vos doigts (ne pas du tout compenser le masque donc). Arrêtez-vous alors à la profondeur à laquelle votre masque devient inconfortable et relevez la profondeur.</p>



<p>Une fois a la surface, convertissez cette profondeur en pression. Par exemple, si a 10m le masque devient trop oppressant, notez 2 Bars de pression. La pression en surface étant de 1 bar, cela signifie qu´avec ce masque vous pouvez supporter une multiplication de pression par 2 sans avoir à le compenser.</p>



<p>Il vous faut ensuite connaître la profondeur que vous visez dans votre cycle d´entrainement et convertir cette profondeur en pression. Par exemple 5 bars si vous visez 40m de profondeur.<br>Effectuez ensuite une division entre ces deux valeurs. Dans notre cas : 5bars / 2 = 2,5 bars<br>Convertissez enfin le résultat en profondeur : 15m</p>



<p>Cela veut donc dire dans notre cas que si j´arrête de compenser mon masque a 15m, je pourrais continuer confortablement ma descente jusqu’à 40m sans risquer de me blesser tout en garantissant un maximum d´air de disponible pour mes oreilles.</p>



<p>L´intérêt de faire cet exercice en début de cycle d´entrainement est de pouvoir rapidement prendre des habitudes et éviter d´avoir a faire des modifications de dernières minutes forcement pénalisantes lorsque l´objectif se rapproche.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h3>



<p>Vous aimez bien les calcules liés à la pression ? Vous devriez apprécier cet article qui explique <a href="https://gaspardfreediving.com/frenzel-tete-en-haut/">pourquoi il est plus facile de compenser tete en haut</a></p>
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		<title>Hydratation et compensation</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/hydratation-et-compensation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Apr 2021 08:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Même si vous ne pratiquez l’apnée que depuis peu, vous savez certainement à quel point on a tendance à se déshydrater rapidement lors de la pratique de cette activité. Mais ce que vous ignorez peut-être c’est l’impact que votre niveau d’hydratation peut avoir sur votre compensation. Voici 3 mécanismes à considérer&#160;: La fluidité de votre [&#8230;]</p>
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<p>Même si vous ne pratiquez l’apnée que depuis peu, vous savez certainement à quel point on a tendance à se déshydrater rapidement lors de la pratique de cette activité. Mais ce que vous ignorez peut-être c’est l’impact que votre niveau d’hydratation peut avoir sur votre compensation. Voici 3 mécanismes à considérer&nbsp;:</p>



<ol class="wp-block-list"><li>La fluidité de votre mucus (les secretions des sinus) : Une grande partie des débutant est confronté à ce problème sans en avoir conscience ! En fait si vous n’êtes pas correctement hydraté, votre mucus (dans les sinus et à l’entrée des trompes d’eustaches) va être plus « sèches » et seront plus à même de former une congestion (qui ne vous empêchera pas nécessairement de respirer normalement mais qui sera bien présente). Cette petite congestion est à même d’augmenter drastiquement la pression nécessaire pour compenser ce qui peut rendre les choses particulièrement inconfortables. A l’inverse, si vous êtes bien hydraté, votre mucus restera fluides et même si vous êtes légèrement « encombré » quelques descentes et les mouvements d’air qui les accompagnent vous aideront à vous débarrasser de ce surplus une fois à la surface ce qui facilitera ainsi votre compensation pour les plongées suivantes.</li><li>Un meilleur bloodshift / haemocompensation (érection pulmonaire pour les intimes)&nbsp;: le sang est composé à environ 50% d’eau (contenu dans le plasma), être convenablement hydraté rendra votre sang moins dense, plus fluide ce qui contribuera à favoriser votre Blood shift. Je ne vais pas détailler ici comment un bon bloodshift favorise la compensation mais disons que plus l’air de vos poumons peut se compresser (grâce entre autre à votre blooshift), meilleur c’est&nbsp;!</li><li>Une meilleure récupération et moins de stress sur l’organisme&nbsp;: Même si c’est un aspect souvent négligé par nous autres apnéistes, l’accumulation d’azote dans l’organisme est bien à facteur à prendre en compte. S’il existe des «&nbsp;règles&nbsp;» à respecter&nbsp;: intervalle entre les plongées et profondeur totale par session, la pratique de la profondeur peut générer une fatigue bien spécifique qui n’en sera que plus grande avec une mauvaise hydratation. Cette fatigue physique stress le corps et peut avoir un impact sur votre fraicheur le jour suivant sans que vous vous en rendiez nécessairement compte directement. Si vous vous retrouvez alors à plonger alors que vous n’êtes pas dans votre meilleure forme physique, il peut être tout à fait «&nbsp;normal&nbsp;» que l’inconfort généré par cette fatigue se transforme en tensions qui affecterons négativement votre compensation. Une bonne hydratation diminue drastiquement les effets de l’absorption d’azote et votre récupération n’en sera que meilleur&nbsp;: cette fraicheur physique se traduira nécessairement en une meilleure relaxation et donc une compensation plus facile.</li></ol>



<p>Je voudrais terminer par ce que signifie s’hydrater correctement&nbsp;: il ne s’agit pas de boire comme un fou avant, pendant et juste après sa session, l’hydratation est un processus continue qui se doit d’être entretenu et maintenu tout au long de votre séjour (et même avant de très grande préférence&nbsp;!). Pour vous donner une idée quantitative sur le nombre de litres recommandés, à Dahab lorsque l’on est sur période d’entrainement&nbsp;: minimum 4 litres d’eau en hiver et 6 litres en été le tout réparti tout au long de la journée&nbsp;(et non je n’exagère rien). Et pour les petits malins au fond&nbsp;: non le café n’est pas une boisson hydratante 😉</p>
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		<title>Quel est le bon moment pour apprendre le mouthfill ?</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/quel-est-le-bon-moment-pour-apprendre-le-mouthfill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 23:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
		<category><![CDATA[Entrainement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction En discutant avec des plongeurs expérimenté ou bien au travers des interview, je remarque souvent une certaine « réticence » à l’enseignement du mouthfill. On entend souvent des phrase du type « tu n’a pas besoin du mouthfill pour aller à XXm », ou bien « c’est trop tôt pour apprendre le mouthfill » [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2>



<p>En discutant avec des plongeurs expérimenté ou bien au travers des interview, je remarque souvent une certaine « réticence » à l’enseignement du mouthfill. On entend souvent des phrase du type « tu n’a pas besoin du mouthfill pour aller à XXm », ou bien « c’est trop tôt pour apprendre le mouthfill » certains instructeurs refusent même de l’enseigner en détail pendant un AIDA4 estimant qu’il est plus « pénalisant » qu’autre chose… Si je peux quelque part « comprendre » ce type de réflexions, je trouve qu’elles sont souvent énoncées maladroitement avec un effet presque risible faisant penser à ces « grand maitre » plein de mystère qui face au héro au début du film diraient « il n’est pas prêt » sans plus d’explication.<br>Je vais donc essayer de discuter avec vous logiquement comment identifier le moment opportun pour apprendre cette technique de compensation et pourquoi l’apprendre trop tôt est susceptible de vous pénaliser plus qu’autre chose. Je vais par ailleurs partir du principe (qui n’a bien sur rien d’obligatoire) que vous cherchez à progresser dans votre pratique de l’apnée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Qu’est-ce que le mouthfill ?</h3>



<p>Le mouthfill est une stratégie de compensation. Elle consiste à transférer une grande quantité d’air dans sa bouche en début de plongée (entre 10m et 30m de profondeur généralement) et d’utiliser cet air (et uniquement cet air) pour compenser sur tout le reste de la plongée. C’est une stratégie puissante don l’avantage principale est d’éliminer tout transfert d’air entre les poumons et la bouche après avoir dépasser la profondeur correspondante à notre volume résiduel.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le mouthfill est-il difficile à apprendre ?</h3>



<p>L’apprentissage et la maîtrise du mouthfill est quelque chose de complexe, il fait appel au contrôle de muscles que nous n’avons pas l’habitude de solliciter de manière consciente, il nécessite également une total maîtrise de ce qui se passe dans notre bouche dans la mesure ou au fur et a mesure que le volume d’air disponible se réduit il faut adapter les mouvements de la langue et des joues pour continuer d’être capable de pressuriser cet air tout en gardant le voile du palais en position neutre. J’ai conscience qu’énoncé comme ca, cela peut sembler compliqué. Et soyons claire, ce sera probablement compliqué au début. Mais ce n’est pas non plus « très compliqué », en fait pour peu que vous commenciez par pratiquer quelques exercices, si vous y mettez toute votre attention durant vos plongées la technique en elle-même viendra assez vite. Bien sur elle sera toujours perfectible et une maîtrise totale prendra des années de pratique mais l’apprentissage d’une base efficace n’a en soit rien de sorcier.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi tant d’apnéistes rencontrent des problèmes dans l’apprentissage du mouthfill ?</h3>



<p>Comme je l’ai expliqué ci dessus, l’apprentissage du mouthfill requiert que vous soyez capable d’y mettre toute votre attention durant vos plongées. Pour cela, il faut que vos plongées sans mouthfill soient déjà complètes et parfaites. Canard, orientation de la ligne, position du corps, palmage, timing de freefall, position de freefall, détente pendant la freefall, virage… Tous ces éléments de base qui composent une plongée doivent non seulement être maîtrisés mais doivent aussi être réalisés en « pilote automatique », l’esprit vide et sans nécessiter une quelconque concentration de votre part. Si vous n’êtes pas 100 % en pilote automatique lors de vos plongées, vous ne pourrez tout simplement pas vous concentrer pleinement sur votre mouthfill et de « difficile acquérir », cette nouvelle technique deviendra « très difficile à acquérir » et là vous risquez de rencontrer de sérieux blocages et de perdre énormément de temps dans votre progression. Oui il y a bien un « ordre » dans lequel apprendre et cet ordre n’est pas juste là pour vous embêter, il est surtout là pour faciliter votre progression. Le mouthfill fait bien partie de ces choses à apprendre en dernier et l’apprendre trop tot est la source numéro 1 des difficultés généralement rencontré dans l’acquisition de la technique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Que ce passera-t-il si je tente d’apprendre le mouthfill trop tot ?</h3>



<p>Au début, en plus d’être complexe le mouthfill peut-être particulièrement inconfortable. Cela prendra du temps et de nombreuses plongées pour le rendre vraiment agréable. Si vous l’apprenez trop tot, votre manque de relaxation (potentiellement lié à une technique trop perfectible) s’ajoutera de manière exponentielle à cette nouvelle sensation et vos plongées risquent de devenir une expérience négative en terme de plaisir. De cette expérience négative naîtra des tensions et une frustration qui vous pénaliseront d’autant plus pour vos plongées future et vous risquez d’entrer dans un cercle vicieux potentiellement sans fin. Apprendre le mouthfill trop tot, cela peut revenir à vouloir apprendre à sauter alors que vous savez à peine marcher : vous ne risquez pas de trouver ca très rigolo et cela risque de vous « traumatiser » plus qu’autre chose. Pour ma part j’ai clairement appris le mouthfill trop tot dans mon parcours, je n’étais pas encore en « pilote automatique » dans mes plongées et l’apprentissage du mouthfill s’est avéré être une expérience particulièrement désagréable qui m’a pris énormément de temps a rendre acceptable puis agréable. Pendant tout ce temps, je n’ai jamais vraiment été capable d’augmenter mes résultat de manière satisfaisante et ce n’est qu’un changement d’attitude et de philosophie vis à vis de l’apnée en général et de la compensation en particulier qui ont permis de me « débloquer ».</p>



<h3 class="wp-block-heading">Alors, quel profondeur faut-il être capable de faire en Frenzel avant d’apprendre le mouthfill ?</h3>



<p>C’est généralement la manière don sont présenté les choses et personnellement je n’en suis pas fan… Pour tout de même répondre partiellement à cette mauvaise question mal posé, au risque d’en choquer certain ma réponse serait 30m. Pourquoi 30m ? parce que si vous êtes neutre à 10m, cela veut dire que vous avez déjà environ 10 secondes de freefall et que vous faites donc déjà des plongées « complètes ». Mais comme je l’expliquais, je pense que c’est une mauvaise question… En effet, plus qu’une profondeur c’est surtout votre attitude et la qualité de vos plongées en terme de relaxation qui compte. En fait si vous êtes « bloqués » à 30m et voulez apprendre le mouthfill pour pouvoir aller plus profond alors vous n’êtes absolument pas prêt et vous devriez chercher à augmenter la qualité de vos plongées et votre relaxation (en étant détendu, le frenzel vous emmènera facilement à 40m). A l’inverse si vous plongez de manière parfaitement détendue à 30m et voulez apprendre le mouthfill par curiosité et étendre votre savoir pour favoriser votre progression à long terme alors vous n’aurez aucun problème et il n’est absolument pas trop tot pour commencer à pratiquer cette nouvelle technique. Dans la même idée enfin, même si vous êtes capable de plonger à disons 45m en frenzel mais que ces plongées sont toujours en « mode challenge » et que vous ne profitez pas pleinement de vos freefall, vous n’êtes toujours pas prêt pour apprendre le mouthfill dans des bonnes conditions et améliorer la qualité de vos sensations doit devenir votre priorité, le mouthfill viendra ensuite.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi apprendre le mouthfill alors ?</h3>



<p>Il est parfaitement possible de plonger à plus de 70m sans mouthfill et vouloir apprendre le mouthfill uniquement pour augmenter sa profondeur n’est pas nécessairement le meilleur point d’entré à avoir. Pourtant, le mouthfill reste une technique de compensation indispensable à maîtriser pour tout apnéiste sérieux dans sa pratique. En effet, c’est la technique qui (à relaxation et technique générale égales) limite le plus le risque de blessure. De plus si sa pratique peut sembler désagréable et peu naturelle au début, je vous assure qu’à avec de la pratique éliminer les transfert d’air entre vos poumons et votre bouche rendra vos plongées tellement plus agréables et vous serez naturellement à même d’augmenter votre profondeur en toute détente. Et oui, au final, une compensation en mouthfill maitrisée et agréable vous permettra donc bien de plonger plus profond.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>S’en remettre à une profondeur pour décider du bien-fondé d’apprendre le mouthfill n’a pas vraiment de sens, ce qui compte le plus est que vous soyez capable d’y dédier 100 % de votre attention. 30m me semble être néanmoins un minimum dans la mesure où si vous plongez moins profond, cela signifie qu’il vous reste d’autres compétences à acquérir en priorité. Ne pas suivre cet ordre d’acquisition des compétence et apprendre le mouthfill trop tôt encombrera votre esprit durant vos plongées et l’ensemble de votre plongée s’en retrouvera pénalisé. Si vous avez trop de choses à penser, vous ne pourrez en réaliser aucune correctement. En revanche si vous apprenez le mouthfill au bon moment et dans des bonnes conditions vous limiterez les risques de stagnation et conserverez le plaisir dans la pratique de votre sport favori.</p>
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		<title>Frenzel : Faut-il transférer de l’air dans sa bouche pour plonger à 30m?</title>
		<link>https://gaspardfreediving.com/frenzel-compensation-apnee-transfert-air/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Agaspard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Apr 2021 19:41:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Compensation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet article, nous allons nous intéresser à la technique nécessaire pour plonger en Frenzel « classique » (ici pas question de « mouthfill », « charge », « reverse pack » et autres techniques avancées..) à une profondeur de disons 30/35m (mais cela peut largement fonctionner plus profond). Introduction En discutant avec des amis [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans cet article, nous allons nous intéresser à la technique nécessaire pour plonger en Frenzel « classique » (ici pas question de « mouthfill », « charge », « reverse pack » et autres techniques avancées..) à une profondeur de disons 30/35m (mais cela peut largement fonctionner plus profond).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Introduction</h2>



<p>En discutant avec des amis instructeurs, je me suis récemment rendu compte que même sur ce type de « petites » plongées nous n’utilisions pas toujours tous la même technique de compensation :</p>



<p>A titre personnel (je ne suis pas le seul je vous rassure), je me contente de répéter en Frenzel une séquence de « compensation, relâchement, compensation, relâchement… » (je reviendrai plus tard sur ce que cela veut dire exactement). Je ne me soucie pas une seule seconde de faire remonter de l’air dans ma bouche : il vient naturellement, tout seul. Là ou d’autres ajoutent une étape à cette séquence et « rechargent » l’air de leur bouche régulièrement (afin de pouvoir effectuer quelques compensations ou une seule) et recommencent une fois cet air épuisé.</p>



<p>En discutant de cette différence avec des spécialistes de la compensation, il m’a été rétorqué que « ma » version était théoriquement impossible et que je ne devais simplement pas être conscient de mon action pour remonter de l’air vers ma bouche. Les deux raisons qui m’ont été données pour justifier cela (par des personnes différentes) sont les suivantes :</p>



<p>1ere raison : « L’air a naturellement tendance à rejoindre la surface donc tête en bas c’est impossible qu’il descende dans la bouche. »</p>



<p>2e raison : « L’air va naturellement là où il y a le moins de pression (principe de diffusion) et la bouche étant plus profonde que les poumons (tête en bas), il va naturellement dans le sens bouche =&gt; poumons » (avec donc l’idée que la pression se crée en premier au point le plus bas).</p>



<p>Les partisans de l’un de ces arguments (ou des deux) estiment donc que « ma » version n’est théoriquement possible qu’en plongeant les pieds en premier, autrement il doit forcément y avoir une « action » pour transférer de l’air.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Étudions ces deux raisons de plus près…</h2>



<p>1ere raison : Nous l’avons vu dans un précédent article : la seule direction naturelle de l’air c’est d’occuper tout l’espace disponible et ce n’est pas parce que nous somme sous l’eau que l’air dans notre corps « flotte » ; il n’y a pas de fluide pour faire flotter cet air dans nos poumons. Par ailleurs l’air possède une masse et en présence de gravité, même lorsqu’elle flotte, une bulle d’air continue d’exercer une pression (extrêmement faible certes) vers le bas, elle ne remonte à la surface que parce que la poussée d’Archimède est supérieure à cette pression. En d’autres termes, lorsque vous êtes en train de « perdre » au bras de fer, votre force qui s’exerce en direction opposée du mouvement que l’on peut observer est toujours bien présente : c’est la même chose pour tout ce que vous pouvez voir flotter, l’air compris. Cet argument n’est donc pas du tout recevable. Je comprends que cela soit contre-intuitif mais prenez le soin d’y penser : ce n’est pas l’air qui vous « tire » vers le haut mais l’eau qui vous « pousse » vers le haut. Cette <a href="https://www.youtube.com/watch?v=SRaDpDT_znY">video</a> permet de mieux visualiser le mécanisme de la poussée d&rsquo;archimède pour ceux qui en doute.</p>



<p>2e raison : Là ça devient intéressant… Cette fois-ci, la logique est bonne et je partage à 100% l’idée selon laquelle la différence de pression entre 2 espaces est la seule chose à regarder pour comprendre la direction naturelle de l’air ! Cependant bien que bonne, cette logique est ici malheureusement mal utilisée et oublie surtout un élément déterminant…</p>



<p>Une petite question piège (facile) : si je plonge ma gourde en métal fermée et pleine d’air à 5m de profondeur, quelle sera la pression de l’air à l’intérieur : 0,5bar ? 1bar ? 1,5bar ? 2bar ?<br>Si vous avez répondu 1,5bar vous êtes tombé dans le piège.</p>



<h2 class="wp-block-heading">C’est la diminution du volume qui génère la pression</h2>



<p>Une gourde en métal est un objet très difficilement compressible et ce n’est pas 0,5bar supplémentaires (descente à 5m) de pression extérieure qui suffiront à la déformer : et sans compression (sans diminution de volume) pas d’augmentation de pression ! la pression à l’intérieur de notre gourde n’a pas changé, elle est toujours de 1bar, comme à la surface !</p>



<p>Pour les matheux (catégorie à laquelle je n’appartiens pas) :</p>



<p>P (pression) = K (quantité) / V (volume)</p>



<p>Notre gourde est fermée donc la quantité d’air n’a pas bougé, et du fait de son élasticité (très très faible) le Volume n’a pas bougé non plus… Donc la pression reste la même !</p>



<p>« Mais le corps humain est flexible » de direz-vous !</p>



<p>Ben ça dépend… Toutes les zones n’ont pas la même flexibilité : les sinus par exemple ne le sont pas du tout là où les poumons ont une grande flexibilité tant que le diaphragme peut remonter (le bloodshift joue aussi son rôle dans la propension à compresser l’air). Quoi qu’il en soit pour comprendre dans quelle direction va l’air ce n’est pas tant de savoir si une zone est flexible ou non, mais surtout si elle est PLUS flexible que celle à laquelle elle est connectée ou non… En d’autres termes, imaginez notre gourde en métal au bout de laquelle on attache une bouteille en plastique : que je plonge mon assemblage dans un sens ou dans l’autre, l’air à l’intérieur de cet espace ira toujours de la bouteille vers la gourde. En effet, l’air de la bouteille va augmenter de pression du fait de la compression de celle-ci et va donc se déplacer vers la gourde dont l’air serait sans cela resté à la pression de surface (la pression s’équilibre naturellement dans un même volume).</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://gaspardfreediving.com/wp-content/uploads/Gaspard-Freediving-Frenzel-Airshift-1.jpg" alt="" class="wp-image-978" width="350" height="350" srcset="https://gaspardfreediving.com/wp-content/uploads/Gaspard-Freediving-Frenzel-Airshift-1.jpg 700w, https://gaspardfreediving.com/wp-content/uploads/Gaspard-Freediving-Frenzel-Airshift-1-300x300.jpg 300w, https://gaspardfreediving.com/wp-content/uploads/Gaspard-Freediving-Frenzel-Airshift-1-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></figure>



<p>Ici l’exemple est extrême sur les différences de rigidité (métal Vs plastique) mais le principe sera le même quels que soient les matériaux utilisés : ce qui compte c’est de savoir lequel va restituer en premier la pression extérieure pour compresser l’air, ensuite l’air va voyager naturellement dans le sens « haute pression =&gt; basse pression » jusqu’à équilibre. Pour être un peu plus précis, on peut facilement ajouter en paramètre la pression extérieure supplémentaire de la partie la plus profonde : si on considère un écart de 50cm (la partie la plus profonde serait 50cm plus « basse » que la partie la moins profonde), cela veut dire une pression supplémentaire de 0,05 Bars (0,05kg par cm2). En résumé si vous avons une zone A relié à une zone B qui serait 50cm plus profonde (l’ensemble ne formant qu’un seul et même volume), pour comprendre dans quelle direction va « naturellement » aller l’air à mesure que notre volume descend en profondeur, il faut résoudre l’équation suivante :</p>



<p>RIGIDITE A – (RIGITITE B – 0,05kg/cm2)</p>



<p>-Si vous obtenez un résultat positif, cela veut dire qu’en combinant ses propriétés au surplus de pression extérieure, la zone B restitue la pression en premier et donc que l’air va dans le sens B =&gt; A (ce qui serait par exemple le cas si A et B avaient exactement les même propriétés).</p>



<p>-Si vous obtenez un résultat négatif, cela veut dire que malgré le surplus de pression extérieure, la zone B restitue la pression APRES la zone A et que donc l’air va dans le sens A =&gt; B.</p>



<p>-Enfin si vous obtenez « 0 », cela veut dire que les 2 zones se compressent au même rythme et que l’air n’a pas spécialement lieu de se déplacer selon le principe de diffusion entre les 2 zones.</p>



<p>Je suis certain qu’il y a des manières bien plus élégantes de présenter les choses et si vous avez le bagage théorique pour, je vous invite évidement à le faire. Je pense cependant que l’idée derrière est assez simple et je vous laisse le soin de vous l’approprier.</p>



<p>Pour revenir au corps humain, je n’ai aucune donnée scientifique précise et « officielle » à ce sujet mais je fais le pari (qui me semble tout à fait raisonnable) que le ventre (et la propension du diaphragme à remonter) a la capacité d’être plus flexible que la cavité orale (protégée par notre mâchoire et le larynx). Je pense que cet écart de flexibilité est potentiellement suffisamment grand pour absorber les 0,05Kg/cm2 de pression supplémentaire au niveau de la cavité orale. Par ailleurs, cette démonstration ne prend pas en compte le bloodshift qui vient contribuer à diminuer le volume des poumons et donc d’augmenter la pression (il n’y a pas de mécanisme équivalent dans la cavité orale) ce qui favorise là encore la diffusion de l’air vers la bouche.</p>



<p>Ainsi tant que les poumons restituent en premier la pression externe, la direction naturelle de l’air est bien de voyager dans le sens Poumons =&gt; Bouche et ce, même tête en bas.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les 2 étapes du Frenzel : compensation et relâchement général.</h2>



<p>Depuis que vous avez commencé à lire cet article, comment respirez-vous ? il y a fort à pariez que vous soyez en train de respirer par le nez : cela veut dire que par défaut, quand vous êtes détendu, votre voile du palais et votre glotte sont ouverts, c’est une bonne nouvelle vous allez voir ! Par ailleurs la compensation consistant en une contraction du larynx pour diminuer le volume d’air de la bouche, nous permet d’affirmer sans trop de problème que « détendue » (en l’absence de contraction donc) notre bouche à un plus grand volume d’air (toujours en parlant compensation « de base » sans mouthfill hein !).</p>



<p>Ainsi, si après chaque compensation vous relâchez simplement la pression, il se crée une augmentation du volume mais avec une quantité d’air moindre que précédemment (cet air étant maintenant dans vos oreilles).</p>



<p>Augmentation de volume combiné à diminution de quantité =&gt; diminution de pression au niveau de la bouche.</p>



<p>Du fait de cette diminution de pression si la glotte est ouverte (détendue), l’air va voyager de lui-même dans la bouche et vous pourrez renouveler l’opération.</p>



<p>Ainsi en plus du sens « naturel » de l’air qui va aller vers la bouche, le relâchement post compensation créé une dépression accentuant le phénomène !</p>



<p>Si vous êtes un geek de la compensation, c’est le même mécanisme qu’une carpe inversée (réduction de la pression dans la cavité orale). Juste effectuée de manière « naturelle ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Problèmes de compensations…</h2>



<p>« Bon tout ça c’est bien beau mais pourquoi je n’ai plus d’air dans ma bouche à 5m/10m/15m/20m/25m/30m alors que je sais compenser en Frenzel alors ? »</p>



<p>Bon déjà je ne sais pas répondre à cette question directement, il y a globalement plusieurs possibilités, explorons-les ensembles :</p>



<p>1.Vous avez deux volumes au lieu d’un : si votre glotte est tendue et donc refermée, cela veut dire que vous créez une séparation entre le volume de votre bouche et celui de vos poumons. La diffusion ne peut donc pas s’opérer et il est normal que l’air ne se recharge pas tout seul. La glotte n’a besoin d’être fermée que pendant l’action de compensation, en la gardant détendue (et donc ouverte) le reste du temps vous permettrez à l’air de circuler naturellement vers votre bouche. Solution : plonger plus relâché ! N’ayez pas « peur » d’expirer sous l’eau, si vous avez votre bouche fermée cela n’arrivera pas, surtout en profondeur. Pour vous en persuader, observez comme vous n’avez besoin que de très peu d’énergie pour retenir votre respiration : vous pouvez ainsi vous amuser à faire de courtes (20 secondes suffiront largement) apnées statiques en poumon neutre en ne mobilisant AUCUN muscle (et surtout pas votre glotte donc), vous verrez que cela fonctionne parfaitement !</p>



<p>2.Vous « refusez » la pression : souvenez-vous, le point clé c’est la différence d’élasticité entre deux espaces. Le truc c’est que cette différence n’est pas « constante et garantie » vu qu’elle évolue au fur et à mesure de la descente (des poumons pleins se compressent beaucoup plus facilement que des poumons vides) ; si vous avez des tensions au niveau abdominal, cela va avoir pour effet de diminuer l’élasticité de l’espace supposé générer la pression. Moins d’élasticité -&gt; moins de pression générée -&gt; moins de différence de pression avec la bouche -&gt; moins de diffusion -&gt; moins d’air naturellement dans la bouche ! Solution : plonger plus relâché ! Oubliez vos raideurs : il n’y a que vos jambes qui doivent travailler (en poids constant), le reste de votre corps (et particulièrement votre ventre) n’a aucune raison d’être mobilisé et peut se comporter de manière neutre comme si vous étiez en « promenade ». Vous pouvez aussi probablement travailler sur votre position de « freefall » et vous assurer que vous êtes bien « avachi » lors de celle-ci ; imaginez la position de marche d’un vieillard avec les genoux pliés et le haut du corps recroquevillé vers l’avant.</p>



<p>3.Vous ne vous relâchez pas assez au niveau de la bouche/langue/larynx après une compensation : pour X raison, une fois votre compensation en Frenzel effectuée vous ne relâchez pas (ou pas suffisamment votre larynx : ainsi même avec une glotte et un ventre détendus l’espace de votre bouche reste considérablement réduit (potentiellement réduit à son maximum même) donc l’air n’a nulle part où aller et c’est normal que vous ne puissiez pas renouveler votre compensation. Solution : plonger plus relâché ! Dans quelle position est votre langue là maintenant ? il est possible que « par défaut » elle soit déjà contractée collée à votre palais. Si c’est le cas prenez le temps plusieurs fois par jour de détendre toute votre cavité orale (mâchoire, langue, larynx) : prenez alors conscience de la sensation. Lors de vos prochaines sessions, portez votre attention sur la reproduction de ce relâchement après chaque compensation.</p>



<p>Si nous voulons étendre la question à des plongées plus profondes : jusqu’à 45m disons mais il n’y a absolument aucune « règle » derrière ce nombre :</p>



<p>4.Manque de flexibilité : eh oui, un autre terme pour parler d’élasticité ! Vos exercices de diaphragme et vos étirements des muscles intercostaux vont avoir un impact direct sur la propension de l’air de vos poumons à se compresser ! Etre plus flexible améliorera directement votre compensation dans la mesure où la pression de l’air de vos poumons sera à même de continuer d’augmenter plus facilement et plus longtemps favorisant ainsi la diffusion de l’air vers la bouche.</p>



<p>5.Adaptation à la profondeur / bloodshift. Si on part du principe qu’une personne entrainée à un « meilleur » bloodshift que quelqu’un de moins expérimenté alors au-delà des éléments déjà mentionnés, l’adaptation physiologique à la profondeur a aussi son rôle à jouer dans la compensation dans la mesure où le bloodshift contribue lui aussi à comprimer l’air des poumons et donc à en augmenter la pression : soyez patient et laissez à votre corps le temps de créer les adaptations nécessaires à ce que vous lui demandez.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Nous l’avons vu, les principales raisons qui peuvent bloquer votre compensation sont donc (à ce niveau-là) à chercher dans votre relaxation (votre relâchement) et pas nécessairement dans votre technique. Je vous propose donc de réfléchir à la question suivante: « est-ce que je veux être un meilleur apnéiste ou bien est-ce que je veux plonger plus profond pour satisfaire mon estime personnelle ? » Ce n’est pas la même chose, soyez sincère avec vous-même dans la réponse à cette question : être un meilleur apnéiste vous fera à terme plonger plus profond, j’ai de forts doutes sur la réciproque. Si vous voulez juste aller plus profond peu importe le prix (mental et physiologique) à payer alors oui, transférer « manuellement » de l’air dans votre bouche est une « bonne » solution et vous permettra de compenser plus profond malgré une relaxation améliorable (attention aux risques de blessures tout de même !). Ce n’est cependant certainement pas la solution que je préconiserais. Si vous voulez progresser sans forcer et continuer (ou commencer) à prendre du plaisir, alors vous devez porter votre attention sur l’élimination de tous les facteurs qui sont potentiellement à la source de ce manque de relâchement, les résultats en terme de compensation suivront tout seul : je vous renvoie pour cela à mon Ebook « Non, vous n’avez pas de problèmes de compensation » en accès libre. Je sais combien vous êtes nombreux à rechercher des « secrets » de compensation. Soyons clair : il existe une part de technique (vraiment simple je vous assure) qui peut faciliter certaines choses mais ignorer la relaxation et l’adaptation physiologique de l’équation est une erreur grave. Tout est tellement plus facile lorsque l’on est prêt et détendu !</p>



<p>Pour les anglophones qui souhaitent lire des discutions de la communauté autour de cet article, vous pouvez allez faire un tour <a href="https://www.facebook.com/groups/freedivingscience/permalink/1654969621345419" target="_blank" rel="noreferrer noopener">par ici</a></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pour aller plus loin</h3>



<p>J&rsquo;espere que cet article vous a aider à mieux appréhender la compensation en frenzel. Cependant, il y a un sujet qui n&rsquo;est ici pas aborder et qui merite enfin une explication : <a href="https://gaspardfreediving.com/frenzel-tete-en-haut/">Pourquoi est-il plus facile de compenser tete en haut ?</a></p>
<p>The article <a href="https://gaspardfreediving.com/frenzel-compensation-apnee-transfert-air/">Frenzel : Faut-il transférer de l’air dans sa bouche pour plonger à 30m?</a> appeared first on <a href="https://gaspardfreediving.com">Gaspard Freediving</a>.</p>
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